Qui suis-je devenue ?

Publié le 13 octobre 2026 à 11:08

Neuf années ont passé depuis ma soutenance de thèse… Quelle aventure !

Il y a neuf ans, j’avais choisi de soutenir un vendredi 13, pour en faire un porte-bonheur. Aujourd’hui encore, je me rends compte que là où certains voient un danger, je vois une chance ; là où d’autres soupçonnent un intérêt caché, je vois des opportunités.

Je ne considère pas l’autre comme un objet, mais comme un partenaire.

Pourtant, il devient difficile de rester humaine lorsque le monde retourne sa veste au gré du vent, lorsque les convictions changent au rythme des intérêts et que la loyauté semble parfois n’être qu’une variable d’ajustement.

J’ai appris à aimer les défis, mais aussi à rester humble. Car, même au milieu des tempêtes et des ouragans de la vie, il faut apprendre à se réinventer.

C’est peut-être l’un des avantages de mon côté brésilien : ne pas avoir peur du travail, même manuel, ne pas mépriser les petits commencements, accepter de repartir de zéro s’il le faut. Mais c’est aussi savoir reconnaître le moment où les choses deviennent tellement absurdes qu’il ne suffit plus de les supporter : il faut agir.

Nous devons constamment réinterroger nos paradigmes pour continuer à évoluer. La vie est un terrain d’apprentissage permanent, mais elle n’est pas un jeu vidéo : on ne peut pas perdre des vies à l’infini et recommencer indéfiniment comme si rien ne s’était passé.

Alors, nous pouvons choisir de rester en vie, de nous battre pour notre liberté et de ne pas nous laisser enfermer dans des prisons que nous avons parfois nous-mêmes contribué à construire.

La véritable prison est peut-être celle qui finit par nous faire croire que nous n’avons plus le choix.

Aujourd’hui, je veux remercier celle que je suis devenue. Merci à moi-même d’être restée fidèle à qui je suis, malgré les épreuves, les désillusions et les détours.

Je choisis encore le combat. Mais cette fois-ci, je le fais la tête haute, un peu meurtrie, parfois torturée par ce que j’ai traversé, mais toujours debout et encore pleine d’espoir.

Neuf ans après ma thèse, je n’ai pas toutes les réponses. J’ai simplement appris que grandir, ce n’est pas devenir invulnérable : c’est continuer à avancer sans renoncer à son humanité.

Et, finalement, c’est peut-être cela, la plus belle des victoires : ne pas laisser le monde nous transformer en ce que nous avons toujours refusé de devenir.