Qu’est-ce qui nous donne le plus de stress ?

Publié le 5 septembre 2026 à 20:58

Et si certaines des situations les plus stressantes de notre vie n’étaient pas forcément celles auxquelles on pense ?

L’échelle de stress de Holmes et Rahe classe différents événements de vie selon la quantité de stress qu’ils sont susceptibles d’entraîner. Elle attribue à chaque événement un nombre de « points de stress ».

Dans cette échelle, certains événements arrivent en tête :

Décès du conjoint : 100 points
Divorce ou séparation : 73 points
Décès d’un proche : 63 points
Maladie ou blessure importante : 53 points
Mariage : 50 points
Licenciement : 47 points
Départ à la retraite : 45 points
Problème de santé d’un proche : 44 points
Grossesse : 40 points
Difficultés financières : 38 points
Vacances : 13 points

Et quelque chose est particulièrement intéressant : l’échelle ne mesure pas uniquement les événements négatifs.

Un mariage, une grossesse, un déménagement, des vacances ou même une promotion peuvent également représenter une source de stress.

Pourquoi ?

Parce que le stress ne vient pas seulement de ce qui est mauvais. Il peut aussi venir du changement.

Notre cerveau doit s’adapter à une nouvelle situation : nouvelles responsabilités, nouvelles habitudes, nouvelles incertitudes, nouvelles attentes…

Même un événement heureux peut donc être exigeant psychologiquement.

Mais il faut aussi prendre cette échelle avec précaution : elle a été développée dans les années 1960 et les scores ne permettent pas de prédire précisément le niveau de stress d’une personne. Deux personnes peuvent vivre exactement le même événement et ne pas ressentir du tout le même niveau de stress.

Ce qui compte, ce n’est donc pas seulement ce qui nous arrive, mais aussi la manière dont nous le vivons, les ressources dont nous disposons et le soutien que nous avons autour de nous.

Alors, finalement, qu’est-ce qui nous stresse le plus ?

Le changement ? La perte ? L’incertitude ? Ou le sentiment de ne plus avoir de contrôle sur ce qui nous arrive ?

Et peut-être que la vraie question n’est pas seulement :
« Qu’est-ce qui me stresse ? »
mais aussi :
« De quoi ai-je besoin pour traverser ce changement ? »